Ce n’est qu’un début!

29 août, 7:05am. Aéroport de Victoria. 

Un aéroport peut vous laisser avec une variété de sentiments. La dernière fois que j’y ai voyagé, je revenais de deux mois en Asie du Sud-Ouest et j’en avais plus que marre. Les aéroports visités en fin de parcours me faisaient l’effet d’une suite sans fin de lieux aseptiques et incroyablement désagréables. Un lieu d’attente forcée lorsque je rêvais de me retrouver dans mon pays, mon village, ma maison, mon lit.

Après deux ans et demi sans en visiter, de loin la plus longue période des 8 dernières années, l’aéroport de Victoria me paraît un merveilleux endroit! Un lieu de paisible anticipation. Il n’y a plus à se soucier des détails de dernière minute. À ce point, ce qui a été oublié dans le fond d’un tiroir y restera, ce n’est plus la peine de s’en préoccuper. Il ne reste qu’à être présente et reconnecter avec ces rituels familiers. Laisser la mémoire du voyage se réveiller.

31 août, 11:10 am. Whitehorse.

Hum, il n’y a pas que la mémoire du voyage qui se réveille, il y a aussi celle de l’automne. La pluie tout d’abord. Trois jours de pluie après des mois à vivre sous un ciel bleu. Un bon rappel de ce qui m’attend dans les prochains mois à Victoria. Ensuite, le froid. Passer de 29 degrés celcius à 7 en quelques jours. Remonter la fermeture éclair jusqu’au cou, enfiler gants et foulard. Sentir l’air frais et pur refroidir le bout de mon nez et revigorer mes poumons. Me préparer mentalement à affronter les petits matins de camping qui s’en viennent.

Alors que l’avion de mon ami de Banff se pose à l’instant, je laisse le confort de la maison de mes hôtes pour la route et les grands espaces. Après deux jours à visiter Whitehorse, petite capitale de 30 000 âmes ( seulement 37 000 personnes vivent au Yukon) j’attends avec impatience l’arrivée de Daniel et le début de la vraie aventure! Une semaine sur la route à voir du paysage, faire de la randonnée et camper! Et surtout, avoir du fun avec mon bon ami avant que nos chemins se séparent à nouveau, lui pour Banff, moi pour la ferme auto-suffisante où je mettrai mes muscles (!!!) au service de la cousine des gens chez qui je vis à Victoria.

 En toute franchise, je suis drôlement contente de ne pas vivre cette aventure seule comme à mon habitude. Ma mémoire du voyage n’inclut pas assez souvent des êtres chers. Il est peut-être temps que ça change!

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