Reconnaître ses faiblesses pour mieux investir son énergie

Ma routine a beaucoup changé avec l’arrivée de juillet. Après 6 mois à seulement travailler quelques heures par semaine, je me suis soudainement retrouvée  à  travailler temps plein et ce, réparti sur six jours. J’ai eu l’impression de toujours avoir quelque chose à l’horaire et même les activités de loisirs semblaient tout bêtement être un truc de plus à l’agenda.

Même mes petits vieux, je semblais ne plus particulièrement les apprécier. Je me suis demandée si ça n’avait pas à voir avec la profession de foi que j’ai récemment faites ici sur ce blog. Ce serait tout à fait moi, avec ma peur de l’engagement, de reculer devant quelque chose qui me rend surprenamment heureuse. Bien que je n’élimine pas tout à fait l’hypothèse, j’ai dû reconnaître que le problème venait d’ailleurs. Le problème vient de mon autre boulot.

J’ai dû admettre que mon énergie s’évaporait de façon disproportionnée lorsque je me coiffais du chapeau de la monitrice de camp de légo. Certes, j’ai beaucoup d’expérience (6 ans comme monitrice de camp de jour), mais le coeur n’y est pas. Je suis sur le mode fonctionnel plus qu’autre chose. Je m’assure que tout est organisé et en place, j’aide les enfants à construire leurs modèles, je les complimente, je souris par-ci ,par-là, mais je ne m’amuse pas. Au lieu de recevoir de l’énergie de cet échange, j’en perds et me sens sombrer tranquillement vers le fond. Je ne me sens pas à ma place et me remets en question. Bref, je ne suis pas du tout en alignement avec mon moi profond .

Ainsi donc, je me suis imposée un tête à tête avec moi-même et j’ai finalement reconnu les choses pour ce qu’elles sont.  Au lieu de culpabiliser, j’ai décidé de m’accepter tel que je suis. J’ai des tonnes d’autres talents, mais j’ai fait fausse route en prenant un boulot avec des enfants. Quelle libération que de simplement reconnaître que je n’étais pas à mon meilleur avec des jeunes!  Au bout du compte, je tire davantage de satisfaction au boulot maintenant que je ne nage plus à contre courant, essayant de forcer un sentiment qui n’est pas en accord avec mon moi intérieur.

Il est difficile d’ignorer nos malaises parce qu’ils  nous talonnent  immanquablement. On essaie pourtant de les justifier de 1001 façons, cherchant à correspondre à l’image qu’on se fait de soi ou de ce qui se doit d’être. Mais la vérité n’est pas là. La vérité se trouve dans l’aisance. La vie coule de soi lorsqu’on est en harmonie avec soi-même, avec ses valeurs profondes et talents uniques. Et si je suis loin de posséder  ma ceinture noire dans le domaine, j’ai tout de même monté d’un grade ces derniers temps en décidant de faire avec mes forces plutôt que de lutter contre le courant.

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