Entre la réalité et ce que l’on envisage

Dans la vie, les choses ne se passent pas toujours comme prévu. J’avais en tête de faire une petite excursion aux alentours du lac Shawnigan et d’aller voir le pont à tréteaux sur la vieille voie ferrée. Au lieu de cela, ça fait une heure que je suis assise dans ma voiture à écouter la pluie tomber sur la carrosserie. Parce que j’ai amené des livres, carnets à dessin, lunch, tablette, caméra, mais….j’ai oublié mon imperméable! Qu’à cela ne tienne, je m’amuse, enfermée de la sorte dans mon auto! Ça me rappelle mon road trip avant de déménager en Colombie-Britannique et toutes ces nuits à camper dans la voiture. Et puis ça me sort de la routine.  Je n’ai pas besoin d’être productive. Juste besoin d’être présente. Je peux me laisser envahir par le bruit des gouttes d’eau qui frappent sur la tôle et me sentir protéger dans mon repère de métal et de plastique. Comme quand je passais mes après-midi d’enfance sous les coussins et les draps d’une cabane bâtie avec grand entrain.

Il n’y a pas que mon excursion qui s’avère différente de ce que j’avais anticipé. Si faille il y a eu dans mon tranquille célibat, la brèche est colmatée. Bien que ce fût super simple et fluide d’en venir à une première rencontre en dehors du cadre de groupe, ce ne fût pas le cas par la suite. J’ai un don pour tomber en curiosité pour des gars pas vraiment disponibles. Par là, je veux dire des gars ayant de la difficulté à libérer leur horaire ou remplir leur engagement. Du genre « peut-être que à un moment donné bientôt si ça adonne on pourrait essayer de faire quelque chose. » Ainsi donc, je ne sais pas si j’ai mal perçu l’énergie entre nous au départ, mais j’ai renoncé à une poursuite romantique de ce côté. On s’est tout de même revu deux fois, entre moult tentatives dont je vous épargnerai les frustrants détails et on a passé un moment vraiment agréable. Ma curiosité n’a pas disparu, mais je ne mettrai pas d’énergie inutile là-dessus. Une des choses que j’ai finalement apprise est de ne pas ramer à contre-courant, surtout en ce qui concerne les hommes!

Il n’y a pas que dans les récits romantiques que les choses évoluent selon une logique différente de celle existante entre mes deux oreilles. L’histoire se reproduit également au travail. La recherche d’un second emploi m’a causé beaucoup de stress. Surtout quand je me suis fait offrir un poste en service récréatif pour un centre de personnes âgées autonomes. Poste que je ne pouvais absolument pas refusé et que j’ai donc accepté! Là où ça blesse, c’est que c’est une position de fin de semaine (plus un soir par semaine) et que mon boulot avec la compagnie de légo sera de semaine pendant l’été. Faites le calcul, ça me laisse avec zéro journée de congé. Pour compliquer le tout, une autre entrevue pour un travail d’été vraiment intéressant s’est profilée. Essayer de jongler la cohabitation de 3 emplois potentiels sans avoir aucune confirmation, mais l’obligation d’informer mon employeur des changements dans mes disponibilités, m’a rendu excessivement nerveuse et j’ai grandement anticipé cette conversation. La vie m’a démontré encore une fois à quel point il vaut mieux communiquer de claires intentions et jouer cartes sur table. Contrairement à moi, mes patrons n’ont pas vu un problème insurmontable dans le fait que je ne serais pas disponible à tous les jours pour le camp d’été et un terrain d’entente à été trouvé plus aisément que je ne l’aurais cru, me libérant d’un poids considérable.

Quant au troisième boulot, je viens tout juste d’apprendre que je n’ai pas été la candidate retenue. Bien que ça me déçoive de rater cette excellente opportunité, ça libère mes soirées et me permet de profiter davantage de l’été tout en conservant une vie sociale active. L’incertitude qui m’a assaillie au cours des dernières semaines se dissipe finalement. Le brouillard s’écarte et je vois enfin où je mets les pieds. Les choses prennent finalement une forme concrète. Il reste des zones grises (est-ce qu’on aura suffisamment d’inscriptions pour offrir les 8 semaines de camp d’été?  Où cela me laisse-t-il financièrement?), mais je m’apaise tout de même. Les choses ne se passent peut-être pas comme je les avais envisagées, mais sincèrement, c’est probablement mieux de la sorte!

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Merci trousse de secours Canadian Tire pour ce sublime poncho!

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Pont à tréteaux Kinsol, à Shawnigan Lake

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