Reprogrammation

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La tranquillité et la beauté de la nature semblent avoir deux effets sur moi. De l’un, elles me calment et me forcent à ralentir, à être davantage présente. Mais de l’autre côté, elles me plongent dans une certaine lassitude. En fait, je ne crois pas que la nature soit à blâmer, mais plutôt mon cerveau qui a fait des mauvaises connexions de par les années. Il me dit : »T’es toute seule. Tu t’en vas nulle part. Tu ne réussiras pas. » Dans l’ordre et dans le désordre. Pour tout et pour rien. Et pas de façon aussi claire. Non c’est plus pernicieux. Simplement ancré dans le fond de mes neurones. Alors j’ai entrepris une lutte. Reprogrammation.

Beaucoup de gens me disent que je suis brave de voyager seule. Je rabaisse toujours un peu le compliment. Pour moi, ce n’est pas vraiment spécial. Mais en fait oui, c’est assez spécial. Combien de femmes voyagent seules? En voiture ou de par le monde avec leur sac à dos? Combien de gens quittent leur emploi pour essayer d’écouter leur coeur?  Je ne dois pas être si nulle que ça!

Alors j’utilise non seulement mes vacances pour découvrir le pays, mais aussi pour transformer les petits circuits tout croches dans ma tête. Parce que c’est ça, un point c’est tout. Des circuits négatifs bien ancrés qui ne font aucun sens et qui me rendent la vie dure. J’apprends à les reconnaître et à les changer. C’est long. Pas évident. Mais bâtard, je suis quelqu’un de bien. Et même de spécial. Et avec un peu de focus et davantage de confiance, je peux oser me fixer des buts sans avoir tout le temps peur de ne pas les atteindre.

Je me demande si un jour on arrivera seulement à vraiment comprendre comment le cerveau fonctionne. C’est une machine incroyable qui peut être un allié de taille, mais aussi un ennemi de haut calibre. Il y a encore tellement de préjugés à l’égard  des troubles mentaux/dépressifs. On ne sent jamais vraiment bien à admettre que ce n’est pas tout rose dans sa tête. Surtout quand on a beaucoup d’atouts de son côté. On ne se sent pas le droit de se sentir ainsi à moins qu’on ait vécu des traumatismes qui vaillent la peine. Ceux dignes d’un roman seulement. Mais bon, voilà, je vous le dis. Parce que de l’affirmer tout haut, c’est une façon de contrecarrer l’ennemi. Et parce que ça m’aide à me rendre compte que le problème, ce n’est pas moi, mais simplement mon cerveau qui me court-circuite. Alors je vais tenter de lui servir sa propre médecine à l’inverse. On verra bien qui rira le dernier!!

En attendant, je vous laisse, il y a la vie autour de moi à explorer.

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Osoyoos

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Le désert canadien. Ouais, moi aussi j’imagine toujours le désert avec rien pentoute dedans, mais non!

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