Tout des dernières semaines… ou presque!

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Le problème après deux mois de récits de voyage, c’est que le quotidien ne semble pas tout à fait à la hauteur pour entretenir l’intérêt de lecteurs qui ont pris goût à un univers dépaysant et à des aventures rocambolesques. L’inspiration vient qu’à me manquer. Je n’ai pas envie de faire dans l’ordinaire. Dans le récit du quotidien. Il fait beau. J’ai mangé des hot-dogs pour souper. Je travaille. Les feuilles poussent…

Mais voilà, je m’y résigne. Pour ceux d’entre vous qui me lisent peu importe. Pour ceux qui se soucient de moi et pas uniquement de mon style littéraire. Et puis parce que c’est ça aussi la vie. Plus souvent qu’autrement, elle se nourrit de petites choses. Et peut-être aussi parce que le défi est plus grand. Comment livrer ces petites choses de façon intéressante?  Voyons voir…

Le printemps est arrivé. Je sais, au Québec, il achève et l’été s’impatiente et joue du coude pour faire sa place. Ici, les feuilles sont encore d’un vert tendre et le thermomètre hésite toujours à frôler les vingt degrés. Mais les Banffites sont heureux, ils profitent du soleil avant que la pluie de juin ne vienne s’installer.

Mai a été un mois plutôt fou pour moi. La première moitié a été consacrée à préparer et passer mon cours de guide interprète professionnel. J’ai finalement officiellement reçu mon accréditation! En bref, ça veut dire une petite augmentation de salaire et être capable de me péter les bretelles avec le titre de Professionnelle!

Beaucoup de travail aussi, mais surtout des tours privés. J’en suis grandement reconnaissante parce que j’avais besoin de me revitaliser un peu, beaucoup. Avril s’est terminé avec un désintérêt total envers le travail, les tours réguliers et leurs routines bien établies. Avec ces tours privés, je sors du carcan habituel, j’ai la chance de jaser davantage avec mes clients. Un partage bien plus réel que dans le cadre d’un tour normal. Alors, je me lève moins à reculons. Je n’irai pas jusqu’à dire que j’aime me réveiller le matin, c’est toujours un calvaire, mais les journées passent vite et j’ai du plaisir!

Le dernier tiers du mois de mai m’a quant à lui laissé avec le sentiment d’être bien vieille. Et j’ai pensé contacter le Créateur et demander un remboursement ou du moins un échange. C’est qu’il m’a équipé de pièces qui ne fonctionnent pas très bien! Je me suis foulée la cheville lors du long week-end, celui des Patriotes de par Québec et Victoria Day de par ici. La droite, celle que je me foulais tout le temps avant de me briser la gauche! J’ai seulement perdu un après-midi de travail et comme ça s’est justement passé sur mes heures de boulot, mes traitements de physio sont payés pour 6 semaines. La vie continuait sans trop de problèmes jusqu’à ce qu’à peine une semaine plus tard, mon dos bloque! Cette fois-ci, j’ai passé une semaine à mes frais sans travailler. Les premières journées au lit, à ne pouvoir marcher que de quelques pas en position grand-mère. Incapable de me tenir droite. Courber vers l’avant où la tension s’accumulait dans le haut de mon dos qui en menait à peine plus large que le bas. Le bas va mieux, je marche, je gambade, je me tiens droite!  Mais le haut a besoin d’être manipulé encore parce qu’il bouge pas fort et que la tension s’accumule à une vitesse effarante. La cheville, c’est pas trop mal.

J’ai su garder le moral. Ok, j’ai pleuré comme une chochotte quand mon dos a bloqué à peine 20 minutes après ma session chez le physio pour ma cheville. Il y a des fois où trop c’est trop. Mais sinon, je me suis occupée. Ma machine à coudre fonctionne enfin! J’ai donc fait mes premiers bords de pantalon et je continue à m’amuser, avec des projets un peu plus créatifs en tête. J’écris. J’observe les oiseaux avec mes nouvelles jumelles. Ouais, je deviens tranquillement une ornithologue amateur. C’est de la faute à ma collègue, Magda. Elle est tellement passionnée par les pit-pit qu’elle a piqué ma curiosité. Je me plais à porter attention aux détails qui me permettront de les identifier et à écouter leur chant. Je prends soin de mon jardin et je mange tout plein de salade. Je cours les Thrift stores et déniche des petites merveilles. J’ai commencé à sabler une magnifique petite armoire basse que j’ai trouvé dans la rue. Je planifie une semaine de vacances en juillet en Colombie-Britannique. Je vais aller voir les hippies de Nelson! Et puis son lac, sa petite ville, ses montagnes! Je vois des amis. Je prend des marches à dix heures le soir pour profiter des derniers moments de clarté. Je garde l’oeil ouvert pour dénicher le Prince Charmant. Je concocte des smoothies au malaxeur. Je me dis à chaque jour que je devrais passer la balayeuse. Et je remets toujours au lendemain.

Et somme toute, je suis heureuse! Peut-être parce que j’ai cette pensée en tête :

La vie s’immisce par la fenêtre ouverte et se cogne à la porte fermée

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