Faire la paix et ABC du trafic

J’ai décidé de faire la paix avec les Vietnamiens. J’ai décidé de ne pas tous les blâmer pour la médiocrité de certains. Les gens de Haiphong m’ont aujourd’hui aidé à prendre cette décision.

Haiphong n’a rien de particulièrement intéressant pour un voyageur. C’est un lieu de transit entre la baie d’Halong et Hanoï. Et son gros avantage pour moi aujourd’hui résidait justement dans le fait que l’endroit n’est pas touristique. Donc les gens n’ont pas cette tendance à l’extorsion que l’on retrouve trop aisément dans les centres touristiques. Ou sans parler d’extorsion, ils n’essaient pas non plus de nous vendre si ou ça. Ou de nous charger trois fois le prix.

Alors que j’avais du temps à tuer entre Cat Ba et Phong Nha, mon prochain stop, j’ai marché dans la ville. Bien vite, je me suis rendue compte que tout le monde me regardait. Bon, je sais que mon style vestimentaire n’est pas terrible en ce moment, mais qu’est-ce tu veux, tu fais de ton mieux avec ce que tu as de propre! Je me suis dit que tant qu’à me faire dévisager de la sorte, valait aussi bien leur sourire. Et tous, ils me l’ont rendu. Parfois timide, souvent curieux, tout le temps chaleureux. Je n’ai vu aucun autre Blanc en trois heures dans les rues de Haiphong et j’imagine qu’eux non plus, ils n’en voient pas souvent.

Puis, c’était intéressant de voir la vie urbaine sans avoir à me la taper pour trop longtemps. Le plus fascinant est sans contredit le trafic!

Je ne sais par où commencer! Les mobylettes forment la majorité du trafic. Puis des vélos et quelques voitures. Tout le monde avance côte à côte, personne ne va en ligne droite. Ça zigzague, change de « voie », entre et sort, fait des u-turns au milieu de la voie alors que tout le monde continue à passer à quelques pouces dans les deux sens, respecte approximativement les feux de circulation, klaxonne et circule incroyablement près les uns des autres. Et dans ce dense trafic, il faut savoir traverser la rue à pied!

J’étais terrifiée par le trafic quand j’ai commencé mon séjour à Bangkok. Une chance que je me suis endurcie parce qu’il faut avoir du sang froid pour traverser une rue envahie de mobylettes qui circulent dans les deux sens. En bref, pour avoir vue la technique effectuée par les locaux, il s’agit simplement de se jeter dans la gueule du loup en conservant une ligne droite et un rythme régulier. Ralentir quelque peu lorsque nécessaire et laisser les véhicules ralentir le reste du temps, parce qu’après tout, ils ont peu davantage à vous rouler dessus, alors ils vont ralentir sur votre passage avant de vous écrapoutir. Le gros avantage est que personne ne peut rouler bien vite dans ce trafic alors il est facile de freiner à temps. Il est assez impressionnant de voir quelqu’un se lancer dans une telle circulation sans considération aucune pour le volume de véhicule aux alentours. Si tu attends une ouverture, tu y passeras la nuit alors fonce!!! Personnellement, je choisis quand même la traversée lorsque le nombre de véhicules au mètre carré est un peu moins dense et surprenamment, ça marche bien! La mécanique est bien roulée!

Alors voilà, j’ai encore beaucoup à apprendre avant d’être réellement confortable avec la culture asiatique et vietnamienne, mais après un voyage sans histoire à Phong Nha, je m’adoucis enfin.

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Cette photo est fort loin de rendre justice à la chose. Il faut le voir!

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