Au royaume du transport vietnamien, l’arnaque est maître

Je n’ai jamais eu de vraiment  mauvaises expériences de voyage. Avant aujourd’hui. Et si ce soir je suis heureuse d’être allongée dans mon lit et de faire face à la baie d’Halong, j’ai passé bien près de laisser tomber et de virer de bord.

On m’avait dit et répété que les Vietnamiens n’étaient pas toujours des plus sympathiques. Et j’ai bien failli perdre toute foi en eux aujourd’hui. Je vous explique.

J’avais pris la peine de rechercher le meilleur moyen d’accéder ma présente location, Cat Ba Island, dans la baie d’Halong. Je savais le nom du terminal, la compagnie de bus, le prix. De Hanoï, un seul ticket me permettait de faire le voyage bus/bateau/bus jusqu’à Cat Bâ.

Lorsque le bus de Sapa est arrivé à Hanoï à 4h45, les touristes se sont fait réveillés et mettre à la rue, au milieu de nulle part de précis alors que tous les Vietnamiens sont restés dans le bus. Jusqu’au terminus, j’imagine. Alors voilà que nous sommes forcés de prendre un taxi pour ne plus être au milieu de nulle part. Technique courante très désagréable. Mon chauffeur de taxi me prend pour une idiote et fait un beau gros rectangle au lieu de la ligne droite, plus courte et malheureusement pour moi, je n’ai pas remarqué que le meter n’était pas à zéro lorsqu’on est parti. Je me suis un peu impatientée, mais qu’est-ce que tu peux bien dire quand tu n’es pas cent pourcent sûre et que le mec comprend rien en anglais. Et bien, laissez-moi vous dire que je me suis faites crosser d’aplomb! J’ai dû payer quatre fois le prix, pauvre imbécile!

À la station de bus, le chauffeur de taxi interpelle le gars du bus devant nous en me faisant comprendre que c’est celui pour Cat Bâ. Je demande au mec du bus, qui prend la peine de m’écrire sur son écran de cellulaire Cat Bâ 240,000VND. Je ne suis pas sûre que ce soit le nom de la compagnie que j’ai noté, mais le prix et l’horaire coïncide. Et le mec me dit que c’est le bon bus.

J’ai mes doutes, mais le gars reste évasif et à chaque fois que je demande, il secoue la tête et dit oui, oui, Cat  Bâ. Grâce au GPS intégré dans ma tablette, je me rend compte, trop tard, que le bus ne va pas dans la direction souhaitée. Au lieu de se rendre à Haiphong, il se rend à Halong et pour moi, ça rallonge et complique considérablement le voyage. Le gars continue de me mentir et alors qu’on se fait encore dropper, nous, touristes, sur le bord du chemin, il secoue mes objections de la main et retourne dans son bus, sachant dès le départ qu’il ne n’amenait pas ou je désirais et visiblement, s’en foutant complètement.

À ce point, je suis en colère et excessivement frustrée parce que j’ai payé pour un bus qui ne m’a pas conduite où je voulais et que je dois maintenant prendre un taxi jusqu’au port, un bateau jusqu’à l’île et un autre bus jusqu’au village alors que si j’avais seulement pris le bon bus, je n’aurais payé qu’une seule fois. Et je suis insultée d’être traitée de la sorte et surtout, de ne pouvoir faire confiance alors que je ne suis pas d’ici et ne parle pas la langue.

Le taxi m’amène presque au port, mais bien sûr, me dépose plutôt quelques centaines de mètres plus loin, dans une agence de voyage qui m’offre un tour, mais pas le transport direct que je sais existant de là. J’ai du temps devant moi et je pars marcher en direction du port que je trouve aisément. On fini par m’aider et me dire qu’il n’y a pas de bateau d’ici, mais qu’il y a un traversier à 15 km de là. Le traversier est peu coûteux, mais il faut encore un taxi pour s’y rendre et celui-ci est trois fois le prix du traversier!

C’est à ce moment, alors qu’il pleut et que la visibilité est presque nulle, que j’en ai marre et que je songe retourner sur mes pas et passer à la destination suivante. Et j’y songe réellement. À quoi bon payer encore plus pour ne rien voir de la baie, anyway?!

Mais j’ai tellement envie de voir la baie et Cat Bâ que je finis par me raisonner et persévérer.

Le taxi suivant n’essaie pas de me fourrer et le reste du voyage se fait sans difficulté. Et mon humeur change alors que le ciel, toujours gris, se libère du brouillard et me laisse apercevoir ces magnifiques formations géologiques que sont les karsts! Et que je rencontre d’autres voyageurs avec de semblables mésaventures!

Alors voilà, j’arrive enfin à mettre de côté une journée fort désagréable alors que je sais la baie devant moi et que les gens ici sont sympathiques. Et surtout, que j’en ai pour quelques jours avant d’avoir à faire face à nouveau à une industrie où l’arnaque est maître.

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