5 février. Un peu de confort à Muang Gnoi

Je ne sais pas vraiment à quoi je m’attendais , mais je n’avais pas réalisé que mon séjour au Laos contiendrait davantage de maisons de bambous que de temples. Oui, j’oscille constamment, on the edge, à la limite de ma zone de confort. Ce n’est pas tant ce que je vois qui me trouble. Non, j’imagine que c’est plutôt le confort physique ou sa limitation. Enfin, je ne sais pas.

Les Laos vivent dans la plus pure simplicité/sobriété… pauvreté. Quoi que j’hésite à utiliser ce dernier terme. Je ne les trouve pas pauvres. Ils ont des vêtements bien mis, un toit, de la nourriture, des terres. Ils sourient et son généralement plein de vitalité. Ils ne se dégagent  aucunement d’eux un aura de pauvreté. Ils ont peu, voilà tout.

Mais bon, je suis en vacances! Je m’attendais à me sentir de la sorte et j’imagine que ça inclus un certain niveau de confort (tout de même moins élevé que la plupart des gens!). Je dors mal, ce qui n’est en rien nouveau, mais pour quelqu’un avec le sommeil léger, les petits matins laos sont bruyants. Les coqs se mettent à l’ouvrage avec leur pitoyable chant vers 5h00, les gens suivent assez rapidement. Si très peu se permettent de la musique en soirée (bien sûr, les gens se couchent tôt!), avant même 7h00, elle peut être retentissante. Encore une fois, la trame sonore du Laos remplie mes oreilles!

Et bien qu’en compagnie de mes copains de Phongsaly, je me sois arrêtée dans un petit coin de paradis, je continue à osciller. Muang Ngoi est un petit village touristique aux chemins de terre battue, mais qui ne s’est pas encore totalement travesti… Quoi que… La vie lao s’active et se défile entre de petits bungalows pour touristes pointant vers la rivière et les magnifiques montagnes qui l’entourent.  De sympathiques bars au goût des voyageurs occidentaux s’éparpillent également le long de l’avenue principale. On trouve même des buffets pour s’alimenter en matinée et en fin de journée! Rien de très lao dans tout cela. De petites plages de sable doux et chaud reçoivent les visiteurs qui s’exhibent humblement, tentant de garder en considération la pudeur lao.

Mais comme j’ai pu remarqué dans tout endroit offrant des…commodités qui plaisent aux Occidentaux, les locaux sont un peu moins accueillants, un peu moins souriants, un peu moins enclin à saluer les visiteurs. Peut-être ont-ils un peu raison, après tout, nous n’épousons pas leur mode de vie et les forçant à offrir quelque chose qui ne les représente pas, mais encore une fois, la modestie du confort lao ne correspond pas exactement aux normes de l’ouest.

Enfin, j’ai passé mes derniers jours à en faire le minimum. Marcher un peu et m’ébahir des sublimes karsts (type de montagne), m’étendre dans un hamac (un hamac, alleluila!) et m’y bercer, m’enfoncer dans le sable chaud après une trempette dans la rivière, dessiner, jaser… Ma foi, ça fait incroyablement du bien de s’arrêter et de ne rien faire, de se complaire dans le « confort »!

Alors voilà, une autre journée suivant ce rythme avant mon dernier stop au Laos, Luang Prabang, la ville aux saveurs françaises! J’aurai bien la chance de voir si mes sentiments changent ou pas.

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Oui, je sais, on a du mal à croire à l’inconfort avec cette photo!

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Plein de magnifiques randonnées vers de petits villages variés sont accessibles de Muang Gnoi

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Perruche dit :

    Magnifiques paysages! Ces petits bungalows, ça me fait penser à une retraite de silence que j’ai fait au QC. J’ai hâte de te lire à propos de Luang Prabang.

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