Fin de mes aventures guatémaltèques

Bon, je sais, j’ai du rattrapage à faire! J’allais le faire hier soir, mais voilà, facebook a eu le meilleur de moi. Alors ce matin, pour mettre toutes les chances de notre côté, facebook est fermé et je suis installée dans un joli café, alors bloguer s’intègre parfaitement à mon horaire de vacancière!

Après Semuc Champey, j’ai pris le chemin de Rio Dulce où j’ai passé la nuit dans une auberge le long de cette longue rivière. La forêt tropicale est magnifique le long de la rivière et après une courte nuit de sommeil (je me suis à peu près levée avec le soleil… ce qui veut dire 6h00!), j’ai pris un des kayaks et je suis partie sur un des bras de la rivière. C’est intéressant de voir les maisons sur pilotis sur le bord de la rivière, les hommes qui pêchent dans leur toute petite barque, fait d’un seul bloc de bois, les femmes qui lavent le linge dans la rivière, les mangroves, les oiseaux; un mixte d’échassiers, de cormorans, de pélicans… des gros oiseaux, quoi!

Puis, je suis allée visiter un projet fort intéressant. En 1992, de fonds privés, à vue le jour un centre qui sert d’école pour les adultes Guatémaltèques d’un peu partout dans le pays. 500 élèves sont acceptés pour terminer leurs études de base ou pour entreprendre une carrière, dans le tourisme par exemple, ou dans le développement durable et d’autres trucs que j’ai oublié. Une des étudiantes en tourisme m’a fait visité le site, ça fait parti de son stage, et c’était vraiment intéressant de voir comment cet endroit leur donne une chance vers un meilleur avenir et l’ambiance qui y règne est vraiment plaisante. C’est en pleine nature, très loin d’un campus urbain. Des huttes individuelles servent de salle de classe et sont répandus par-ci, par-là. On marche entouré de forêt tropicale pour se rendre d’un lieu à l’autre. On quitte l’endroit par bateau.

Sur le chemin du retour, je me suis fait attaqué par un serpent! Je traverse la rivière à bord de mon kayak vert pomme quand je vois quelque chose de verdoyant ondulé devant moi. Je m’imagine une liane ou quelque chose du genre qui serait transportée par le courant, mais bâtard, la chose bouge droit  sur moi avec sa tête hors de l’eau et ce, à toute vitesse! Je panique un peu parce que je ne sais pas si c’est un gentil serpent ou pas. Et pis franchement, gentil ou pas, je ne voulais pas de sa présence dans mon kayak! J’agite et je frappe avec ma rame dans sa direction, il essaie de sauter dans le kayak, je panique encore plus et redouble de vigueur dans mes coups frappés. Il fini par comprendre qu’il n’est pas vraiment le bienvenu et contourne mon embarcation pour continuer à onduler à toute vitesse sur la surface de l’eau. À l’auberge, la proprio m’a dit que c’était un serpent d’arbres, très rare que les gens les voient et que comme il se sent très vulnérable lorsqu’il traverse la rivière, à cause des oiseaux, il a voulu s’offrir protection avec mon gros kayak vert. Ben en tout cas, c’était cool de voir un serpent nagé, mais fichtre, j’ai eu la chienne! Alors voilà, une autre aventure de bête à mon palmares!

En fin de journée, j’ai pris une lancha, un bateau, vers l’ultime section de la rivière avant d’arriver à Livingston et à la mer. Une magnifique gorge bourrée de ces grands oiseaux. Mais l’eau était agité et mausus, le bateau frappait sur l’eau et me détruisait le coccyx et les mâchoires à chaque bond! Donc, quand j’ai mis les pieds sur terre à Livingston, j’étais très contente!

maison locale, pêcheur à l'oeuvre, mangrove, hutte-salle de classe
maison locale, pêcheur à l’oeuvre, mangrove, hutte-salle de classe

Livingston, ce n’est plus tant le Guatemala, mais plutôt les Caraïbes. Livingston fût peuplé par le peuple garifuna, qui selon Wikipedia, seraient les seuls noirs du continent américain qui aurait totalement échappé à l’esclavage, en s’échappant d’un négrier ou quelque chose comme ça. Bref,  à Livingston , c’est un mixte entre les mayas et les garifunas (c’est pas mal le cas à Belize aussi, du moins, dans le sud) et c’est définitivement très chill-out.

Après une nuit animée par une bataille de chant de coqs (si vous ne vous rappelez pas de l’amour que je leur porte, lisez ceci :     ), j’ai pris le bateau vers Punta Gorda, Belize. J’ai donc dit adieu au Guatemala, un magnifique pays, et je me suis dirigée vers Hopkins, un petit village de deux rues parallèles à la mer, qui s’étirent sur peut-être trois ou quatre kilomètres. Encore là, un mixte entre les garifunas et les mayas, mais la balance cette fois va en la faveur des garifunas. Et ici, on parle anglais, puisque Belize fait parti du Commonwealth (Et la reine est encore très jeune sur leur billet. Faut croire qu’ils n,en ont pas réimprimé en 60 ans!). Et créole et espagnol et maya.

Bon, je prend une petite pause, je perd mon intérêt et mon inspiration. Vais aller à la mer, je crois.

Ah, pour aller à la mer, j’y suis allée! Et j’ai bien sûr brûlée… avec des traces de doigts partout… chic, incroyablement chic!

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s