États d’âme, parce que ce n’est pas toujours rose

Des fois, si je m’écoutais, je me laisserais abattre. Je m’enfoncerais bien creux dans l’éternel spiral du… du quoi au juste? Du mal de vivre. Ou quelque chose du genre. Des fois j’aimerais être quelqu’un d’autre. Quelqu’un un peu comme moi, mais qui arrive à profiter de la vie, à se centrer sur le positif. Moi… moi, c’est un combat quotidien, il me semble. Combat de toute une vie. Ça m’épuise. Mais je me rend compte d’une chose. Il s’agit que je sois tenter d’y pénétrer, de m’y enfoncer pour qu’une autre partie de mon cerveau m’en empêche et me force à être un peu plus optimiste et sereine. Alors j’essaie.  Je me résous à regarder tout ce qui a de beau autour de moi. Et parfois j’y arrive à peu près, mais sans aucune passion ou conviction profonde. Je fais de mon mieux simplement pour aller mieux, pour me sentir mieux. C’est ça qu’il faut faire, non? Mais ça ne marche pas toujours très bien. Et même quand ça marche, ça fait son temps et les mêmes sentiments me reprennent. Sentiment d’errance, de vagabondage. Manque de racine, manque de plan ou manque de guts pour les mettre de l’avant. Manque de confiance, manque, manque, manque. Il me manque quelque chose. Ou plein de choses, ou juste une. Ou rien. Il ne me manque rien et je ne le vois pas. Alors oui, il me manque la faculté de voir que tout est parfait. Combien de fois est-ce que j’aurais envie de tout sacrer là, de me débarrasser de mes émotions négatives comme on se débarrasse d’une vieille peau, comme on ôte son manteau d’hiver lorsqu’on rentre à l’intérieur. Naturellement et simplement. Envie d’arriver dans une nouvelle vie ou tout est déjà installée et il n’y a qu’à y être heureux. Je sais que la vie ne fonctionne pas ainsi, je sais que je suis choyée de plusieurs façons, mais je trouve ça si dur de le voir, d’y croire profondément, du fond de mes tripes. Mon cerveau le sait, mais l’information ne se rend pas à mon cœur. Enfin, je ne sais pas trop où il est le court-circuit, mais il est à quelque part. Peut-être que je suis juste paresseuse et idéaliste. Je m’attends à ce que tout me tombe du ciel sans effort. Je vous jure que j’aimerais croire que j’ai un désordre psychique quelconque et que tout cet inconfort n’est pas simplement dû à ma mauvaise volonté. Mais c’est un peu facile, non? Alors je continue d’inspirer et d’expirer. Je me rappelle les petits trucs que j’ai accumulés pendant mon long trajet. Et j’essaie d’aller de l’avant. Parfois, je déambule péniblement, parfois je me tiens debout et j’avance bien droit. Est-ce que c’est tout ce qu’il y a à faire, s’accrocher? Non, je pense qu’il y a beaucoup mieux. En même temps, il faut s’accrocher à toutes ces journées où ça va bien, où la vie nous rend facilement heureux, faire le plein de ces petits détails, se les jouer en boucle quand ça va moins bien, se les rappeler jusqu’à ce qu’ils deviennent plus vrais et finissent par prendre toute la place. Mais je finis toujours par me demander pourquoi c’est beaucoup plus facile pour certaines personnes que d’autres. Ça leur vient tout naturellement ou bien elles doivent elles aussi y mettre des efforts qui sont invisibles à mes yeux? Dites-moi, c’est comment pour vous? En fait, je pense que le secret c’est de laisser le moins de place possible aux pensées sombres, seulement, je ne sais trop comment y parvenir de façon durable.

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Perruche dit :

    Ouch Mia!
    Je pense aussi avoir ressenti ce que tu traverses en ce moment à plusieurs reprises. Ça fait longtemps que ça m’est pas arrivé. Je crois qu’il faut d’abord se centrer sur soi – pas être égocentrique, là… – mais plutôt faire un bilan de qui on est, ce qui nous définit et d’où on vient. Et se laisser porter instinctivement vers où on veut aller. Moi je me fais des méditations pour ça de temps en temps, mais ça veut pas dire que c’est LA façon de faire pour tout le monde… J’ai l’impression que plus on se connaît, plus on va vers ce qui nous convient et alors plus la sensation de manque et d’imperfection s’estompe. Travailler le détachement aussi, dans le sens que, au fond, tout se vaut, la vie ne nous seras pas meilleure ailleurs si on n’arrive pas à être heureux où on est, donc aussi bien apprécier ce qu’on a déjà (c’est le genre d’affaire qu’on oublie de faire, ça, d’ailleurs…)

    1. miya001 dit :

      Ouais, détachement ou acceptation. Lâcher prise. je pense que je me connais, mais p-e que je ne m’écoute pas assez. Et puis j’idéalise et je culpabilise. Idéalise un monde parfait, culpabilise de ne pas l’être. Enfin, bcp de patience et un peu plus d’écoute ne me fera pas de tort j’imagine. merci du feed back Mad.

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