Apprendre à la dure

Écrit le 7 juin 2012

Dans la vie, on apprend rapidement à reconnaître les dangers.  Parce que notre maman est là pour nous communiquer le danger. Ou bien par essai et erreur. Du genre un rond de poêle bien rouge. C’est tentant d’aller y mettre la main, histoire de vérifier si c’est vraiment chaud. Et la belle couleur rouge est si attirante! Mais ma maman était là pour me communiquer le danger. Mais hier soir, ma maman n’était pas là pour me permettre de reconnaître le danger. Hier soir, j’ai appris par essai et erreur. Hier soir, j’ai appris qu’un jalapeno frais, aussi vert soit son extérieur, brûle autant qu’un rond de poêle bien rouge!

Je sais bien qu’un jalapeno est piquant. Mais je n’en avais jamais acheté, jamais vu de frais auparavant. En fait, je m’attendais à ce qu’il soit petit et rouge. Le mien était de taille moyenne et bien vert. Et il n’avait pas d’odeur particulière. Vous savez, l’odeur du danger. Et bien il ne l’avait pas! C’est tout ça mis ensemble qui m’a cruellement trompée.

Après en avoir coupé une moitié sans rien remarquer de spécial, j’ai commencé à me questionner sur le danger réel de ce petit piment. Et oui, grave erreur, j’ai douté et cru nécessaire de vérifier par moi-même. Il ne fallut qu’un petit morceau qui frotte ma langue pour réaliser mon erreur. Réaliser que la réputation de ce petit piment n’était pas surfaite. Réaliser que je m’étais laissée duper par son air inoffensif. Essai et erreur… Grave erreur!

Je l’ai recraché bien vite, mais oh! le mal était fait. J’ai quand même certaine notion en matière de piquant et je savais que le lait était une meilleure option pour moi que l’eau. J’ai réussi à apaiser l’intérieur de ma bouche. Mais la tempête était loin d’être terminée!

J’ai voulu me rincer les lèvres et la bouche avec de l’eau. En frottant avec mes doigts. Grave erreur numéro 2!!! Le mal s’était emparé de mes doigts et de mes mains. Elles étaient maintenant tout aussi porteuses du piquant que le jalapeno lui-même. Alors sans le savoir, je me suis étendue du jalapeno tout le tour de la bouche, du menton jusqu’à la pointe du nez. Ma figure était devenue un brasier invisible, mais tout à fait sensible.

Après confirmation de ma stratégie médicale par un ami, je me suis crissée la face dans le lait, du menton jusqu’au nez. (J’ai d’ailleurs était fort satisfaite de réaliser que je pouvais respirer par le nez même lorsque mes narines gisent dans le lait!) 5 minutes au-dessus du lavabo à promener ma face de gauche à droite, de devant à derrière, dans un bol de lait. Épique… Il me fallût probablement un autre 10 minutes à l’air frais avant que la brûlure s’amenuise. Et malgré de nombreux lavages de mains, je ne peux toujours pas me mettre les doigts dans les yeux. Ça pique encore, 15 heures plus tard!

Franchement, je me suis sentie comme cet ours qui a perdu sa maman trop tôt et qui, faute de savoir mieux, est allé jouer avec un porc-épic la semaine passée, ici dans la Parc. 40 pics plus tard plantés dans sa patte, je suis persuadée que lui aussi aurait préféré un avertissement de sa maman plutôt que d’apprendre à la dure. Mais il y a ça de pratique avec les essais et erreurs; une fois suffi!

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s