Chronique colombienne…L’homme et la bête ou la bête et le chien

En Colombie et ailleurs en Amérique latine, il y a beaucoup de chiens errants. Des chiens plus souvent qu’autrement sans énergie, couchés à l’ombre à attendre que le temps passe, dirait-on. Règle générale, ils sont amicaux avec les humains. Ils ne jappent pas  sur le premier venu et n’essaient pas de mordre tous molets qui passent à hauteur de leur gueule. Bien sûr, s’il y a de la nourriture à vue, il est fort probable que l’ami canin s’installe près de l’ami humain, patiemment, en faisant des yeux piteux qu’il espère suffisamment attrayants pour que le copain à deux pattes se décide à partager un peu de son butin. Mais sans plus. Ils savent trop bien que les coups peuvent venir bien vite. Et pour cause.

Je marchais cette semaine près du marché et un chien bien endormi sous un petit charriot à marchandise attira mon attention. J’en étais à me dire qu’il ferait une intéressante photo quand un petit homme stupide qui passait tout près de là lui flanqua un vilain coup de chandail, comme s’il s’agissait d’un fouet. Le chien se réveilla en sursaut, s’assit sur son séant en regardant autour de lui, essayant de comprendre ce qui venait de lui arriver. Le danger semblant écarté, le pauvre chien se recoucha à l’ombre, trop amorphe pour faire quoi que ce soit d’autre.

Et quant à elle, la bête continua son chemin en riant, fière de son coup.

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