Une aventure extraordinaire: Récit de ma traversée Panama-Colombie

+++ Désolée pour les fautes, ne me suis pas relue encore

Extraits de mon journal de voyage.

30 novembre 2009 (en fait, dans mon journal, tellement confuse par le temps chaud, j’ai écrit 30 juin!!!), quelque part dans la soirée, quelques part dans l’Archipel de San Blas au Panama, sur le Ave Maria, assise à la table de cuisine

C’est tellement calme, apaisant et agréable. A l’extérieur, la lune est presque pleine, reflète sur l’eau et éclaire tout autour. On peut entendre le clapotis de l’eau tout près et le vent dans les vagues au loin. On aperçoit les silhouettes des iles autour et les feux de camp des Indiens Kuna qui vivent sur ces iles. La brise est fraiche et confortable. Le bateau tangue de façon presque ‘imperceptible. La vraie vie doit ressembler à ça.

1 décembre 2009, quelque part en avant-midi, quelque part dans l’Archipel de San Blas, assise sur le quai du Ave Maria.

Se réveiller tôt avec le son de mon copain Dan qui vient de se jeter à l’eau. Monter sur le quai. Profiter de la brise, regarder le soleil qui dépasse tranquillement la cime des arbres. Respirer. Être bien. Puis enfiler son maillot de bain et plonger. Faire du snorkelling pour la première fois. Voir des poissons, des étoiles de mer, des trucs bizarres que je ne saurais nommer. Regarder autour. Se sentir tellement calme et paisible. Aller déjeuner et retourner explorer. Ça doit être ça la vie!

1 décembre, autour de 23h00, quelque part dans l’Archipel de San Blas, sur le Ave Maria, au lit.

En après-midi, visiter une nouvelle ile. Faire du snorkelling autour du récif d’un navire désormais envahi par les poissons, coraux et autres trucs que je ne sais comment appeler. Nager dans des bancs de poissons, des milliers d’entre eux. Regarder les poissons, cheminer dans les coraux. Des poissons aux couleurs et formes variées. S’installer sur le sable blanc, creuser un trou et construire un château de sable. Retourner au bateau pour prendre le lunch. Aller faire une longue sieste alors que les voiles hissées nous amènent vers les eaux qui nous accueilleront pour la nuit. Manger du poisson frais sur une minuscule ile au clair de lune. Aller au lit, bercer par le tangage du bateau. Avoir un peu mal à ses coups de soleil. C’est le prix à payer pour avoir une vie si dure.

4 décembre, un peu avant 9h00, quelque part près de la Colombie, assise à l’avant de l’Ave Maria

Le rêve a bien sûr tourné au cauchemar aussitôt qu’on s’est retrouvé en haute mer. La nausée. La bateau tangue tellement que tout ce que tu veux faire, c’est rester couché et attendre que ça passe. Le sommeil est mauvais. Bourré de rêves où le sol est toujours en mouvement, s’ouvre sous mes pieds, prêt à m’avaler. Comme on ne s’arrête pas avant la Colombie, quelques 36 heures plus loin, on prend des tours de garde à piloter le bateau. C’est beau, la lune est pleine. Mais en fait, j’essaie simplement de rester éveiller et de ne pas vomir, complètement inutile à mon coéquipier. Puis la fin du tour de garde arrive, mes trois biscuits font le chemin inverse. Je dors, humide et collante. Le lendemain matin, j’expérimente ce que c’est que de vomir par-dessus bord. Puis, j’ai réussi à avaler et conserver un sandwich au beurre de peanut. Je me suis assise à l’avant du bateau, j’ai écouté de la musique et tout a bien été pour quelques heures.

A un moment on a arrêté le bateau et on a sauté à l’eau en haute mer au milieu de nowhere. L’eau était d’un bleu foncé incroyable. On a même vu des dauphins tout prêts du bateau.

La journée avance à coup de gravol mais le soir arrive et assez intensément, merci! On s’est retrouvé pris dans de très fort vent, brassé d’un bord et de l’autre. Même couché, il faut s’aggriper quelque part pour ne pas tomber. Laissez-moi vous dire que ça surprend d’être éjecté de sa couchette et  de se retrouver sur le plancher! Mais heureusement, pas de mal. Ça surprend aussi se faire réveiller par une bonne bordée d’eau qui te trempe, ton lit et toi! Dans la cabine à côté, le matelas à tout simplement fichu le camp à terre, 1m plus bas, avec ses occupants, qui se sont finalement installés là.

Puis, je me suis réveillée alors que les moteurs se taisaient, sur une eau paisible où on s’est ancré pour la nuit. Tout le monde s’est trouvé un matelas ou un coussin à peu près sec et s’est installé où il pouvait pour compléter sa nuit.

Ce matin, tout est calme. On a perdu le pneumatique pendant la tempête et une des voiles a été endommagé. On est près de la côte colombienne à 4heures de Cartagena. Le calme après la tempête. Et mon estomac réclame son dû après 2 jours de pitance.

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